
La psychogénéalogie fascine. Elle répond à une question que beaucoup portent sans toujours savoir la formuler : « Pourquoi est-ce que je répète les mêmes schémas ? Pourquoi est-ce que je porte quelque chose qui ne m’appartient pas vraiment ? »
Mais derrière l’engouement, une confusion s’est installée. Et il est temps de la nommer.
La psychogénéalogie n’est pas de la généalogie.
La généalogie, c’est une science noble et rigoureuse : elle reconstitue les lignées, date les naissances, retrouve les ancêtres. C’est précieux. Mais c’est de l’histoire.
La psychogénéalogie, elle, s’intéresse à ce que cette histoire fait aux vivants aujourd’hui. Elle explore les transmissions inconscientes entre générations : les traumatismes non digérés qui se répètent, les secrets qui pèsent sans qu’on les connaisse, les loyautés invisibles qui orientent nos choix, les deuils non faits qui reviennent dans la génération suivante.
Ce travail touche à l’intime. Il remue. Il ouvre.
Et c’est précisément pour cela qu’il exige une formation thérapeutique.
Psychogénéalogiste : un accompagnement, pas une enquête
Lorsqu’une personne vient consulter un psychogénéalogiste, elle ne vient pas simplement chercher des informations sur sa famille. Elle vient comprendre pourquoi elle souffre, pourquoi elle se répète, pourquoi elle a l’impression de porter un poids qui ne lui appartient pas.
Ce type d’exploration active des zones profondes de la psyché. Des émotions enfouies remontent. Des prises de conscience déstabilisent avant de libérer. Des résistances apparaissent.
Un thérapeute formé sait tenir cet espace. Il sait accompagner ce qui émerge, sécuriser le processus, et ne pas laisser quelqu’un repart avec une blessure ouverte faute d’outils pour l’accompagner.
Sans cette compétence thérapeutique, on peut construire un génosociogramme impeccable — et laisser une personne déstabilisée sans filet.
Ce n’est pas un détail. C’est une question d’éthique professionnelle.
Que doit maîtriser un vrai psychogénéalogiste ?
Un psychogénéalogiste sérieux combine plusieurs compétences :
- Une formation thérapeutique reconnue (psychothérapie, approche systémique, psychanalyse, EMDR, constellations familiales, ou autre) pour accompagner ce qui émerge en séance
- Une connaissance approfondie des concepts psychogénéalogiques : génosociogramme, syndromes d’anniversaire, loyautés familiales, cryptes et fantômes selon Nicolas Abraham, travaux d’Anne Ancelin Schützenberger
- Une posture éthique claire : savoir où s’arrête son rôle, orienter si nécessaire, ne jamais promettre de « guérison » magique
- Une supervision régulière, comme tout thérapeute responsable
Pourquoi ce point est si important aujourd’hui
Avec la démocratisation du développement personnel, de nombreuses personnes se forment à la psychogénéalogie en quelques week-ends et ouvrent un cabinet. La démarche peut être sincère — mais elle peut aussi être risquée pour les personnes accompagnées.
La psychogénéalogie n’est pas une technique de bien-être. C’est un outil thérapeutique puissant, qui nécessite un cadre, une éthique, et une formation solide.
Si vous cherchez un accompagnement en psychogénéalogie, posez la question directement : Quelle est votre formation thérapeutique de base ? La réponse vous dira beaucoup.
Vous souhaitez explorer votre histoire familiale dans un cadre sécurisé et professionnel ?
Je vous accompagne dans un travail de psychogénéalogie ancré dans une pratique thérapeutique rigoureuse
